mardi 23 février 2010

Exposition "Trilogie australienne : Dennis Nona • Abie Loy Kemarre • GW Bot"

Exposition d'art australien et d'art aborigène organisée par la galerie Arts d'Australie • Stéphane Jacob au 6 Mandel, 6, avenue Georges Mandel - 75116 Paris - M° Trocadéro
Le printemps 2010 s’ouvrira sur un second voyage au coeur du 6, Mandel.
Voyage aux antipodes en plein Paris, à la découverte de trois grands artistes australiens de renommée internationale : Dennis Nona, Abie Loy Kemarre et GW Bot, à travers une trentaine d’oeuvres contemporaines - peintures et gravures.
Sélectionnés par le galeriste Stéphane Jacob, spécialiste depuis 14 ans, ils sont représentatifs de l’art australien d’aujourd’hui où les créations contemporaines à la symbolique spécifique peuvent nous apparaître encore obscures par leur complexité mais dont le sens et l’esthétique tendent à l’universel. Et c’est certainement là que réside la force de ces artistes : cette capacité à nous rendre presque familier des histoires, des motifs aussi loin de notre culture !
Il y va du merveilleux dans cette approche d’un art mêlant des origines européennes lointaines et une souche aborigène.
À une mise en forme très plastique et propre à chaque artiste est associé un savoir-faire de techniques traditionnelles, tant en peinture qu’en gravure, que chacun s’est pourtant réapproprié, créant ainsi de nouvelles techniques, travaillant sur des supports singuliers, ou bien réinventant une nouvelle iconographie à partir de légendes ancestrales.
Quelques clefs sont nécessaires pour aborder ces oeuvres, mais cette démarche n’entrave en rien notre plaisir à parcourir ces univers singuliers.
Bien au contraire, cet apprentissage fait partie du voyage qui peut alors commencer !

vendredi 5 février 2010

Exposition "Parcours Nomad's en Australie"

La Galerie Arts d’Australie • Stéphane Jacob et le Restaurant Nomad’s

ont le plaisir de vous convier

Lundi 8 février 2010 de 18h à 22h

à un apéritif convivial dans le cadre de l’exposition
“Parcours Nomad’s en Australie”

12 place du Marché St Honoré - 75001 Paris - 01 42 60 47 21

***
Avec la complicité de la Galerie Jonathan Israël Art, Bruxelles.

Exposition actuellement en cours jusqu’au 28 février
Accès libre. Tous les jours de 11h à 23h (déjeuner, dîner, brunch)

Le restaurant Nomad’s, lieu de croisement de différentes cultures gastronomiques et la galerie Arts d’Australie • Stéphane Jacob vous proposent une exposition inédite mettant l’accent sur les arts australiens.

L’Australie est une terre où de multiples cultures se côtoient et où l’art contemporain s’exprime de mille manières. Vous pouvez y découvrir à la fois l’art
aborigène issu du fond des âges, l’art spécifique du Détroit de Torres et un art d’inspiration occidentale original par bien des aspects.
L’art aborigène s’est développé au fil de dizaines de milliers d’années. Il est centré sur la célébration du Temps du Rêve, c’est-à-dire celui de la création mythique du monde par de grands ancêtres. C’est alors en effet que des êtres fabuleux - esprits des airs et des eaux, animaux fantastiques, ou encore végétaux - sortirent de la terre australienne pour lui donner forme, créer le jour et la nuit, instaurer le cycle de la vie. Ces représentations ancestrales instaurèrent les premières cérémonies religieuses, chants et danses, lois et coutumes et léguèrent aux hommes le souvenir de cette époque originelle, charge à eux d’en transmettre le message de génération en génération. L’art est ainsi l’un des vecteurs majeurs de l’identité aborigène. Peu importe le support : sol, corps humain, paroi rocheuse, écorce et maintenant toile, seule compte l’intention : la célébration de la vie. Bien qu’ancré dans ce passé lointain, le Temps du Rêve demeure actuel tout en évoluant en permanence. Par la
multiplicité de ses formes et le talent de ses artistes, l’art aborigène se révèle
aujourd’hui comme l’un des mouvements les plus originaux de l’art contemporain.

On ignore souvent qu’en Australie vivent d’autres populations autochtones et plus particulièrement au Nord Est de l’Australie, proche de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les insulaires du Détroit de Torres. Peuples de la mer, leurs créations, étroitement liées au monde aquatique, révèlent un imaginaire débordant.

L’omniprésence de la nature et la luminosité si spécifique au vaste territoire australien est bien évidemment une source d’inspiration inépuisable pour l’ensemble des peuples australiens et notamment pour les artistes de culture occidentale. Que ce soit en peinture, sculpture, gravure ou encore photographie, les artistes expriment avec poésie, délicatesse et souvent beaucoup d’humour l’attachement à leur terre d’adoption.

lundi 16 février 2009

Exposition "Regards Croisés : Australie-France"

[ Regards croisés : Australie - France ]
Œuvres sur papier et sculptures

Exposition du 3 au 8 mars 2009
Vernissage le jeudi 5 mars de 18h00 à 22h00
Horaires durant l’exposition :
Du mardi au samedi de 12h à 20h - Dimanche de 12h à 18h

Commissaires de l’exposition :
Galerie Arts d’Australie • Stéphane Jacob
www.artsdaustralie.com

Galerie Nathalie Béreau, art contemporain conseil & vente
www.nathaliebereau.com

[ Regards croisés : Australie - France ] : l'exposition

Cette exposition est le fruit d’une amitié entre deux galeristes, Stéphane Jacob et Nathalie Béreau qui se sont rencontrés grâce à Maryline Pomian, artiste française que le séjour australien a fortement marquée. Les sculptures en papier à cigarette de cette artiste serviront donc de lien entre les deux galeristes dans cette exposition située à l’Espace Beaurepaire.
L’Espace Beaurepaire, lieu habituel d’exposition, est vaste - presque 200 m2- et offre aussi de multiples possibilités de présentation permettant ainsi aux deux galeristes une exposition hors normes.
Stéphane Jacob, directeur de la Galerie Arts d’Australie • Stéphane Jacob a sélectionné des artistes australiens et aborigènes contemporains ; quant à Nathalie Béreau, elle a opté pour une sélection restreinte parmi les artistes avec lesquels elle travaille habituellement.
Œuvres sur papier - dessin aux techniques diverses mais aussi estampe - et sculptures - bronze, bois, papier - viendront dans une joyeuse confrontation démentir l’aspect lointain, aux antipodes qui caractérise la situation de l’Australie et de la France.
Des rapprochements stylistiques, d’idées, de sensibilité surgiront alors de ces regards croisés qui proposeront au visiteur - amateur ou collectionneur - une autre lecture des œuvres proposées.

[ Regards croisés : Australie - France ] : liste des artistes

Australie
La société australienne est rarement abordée sous l’angle de l’incroyable melting pot culturel qu’elle représente. Que ce soient les premiers hommes qui sont arrivés il y a plus de 40 000 ans et se sont disséminés en centaines de clans aborigènes sur ce pays continent, les colons britanniques qui se sont implantés dès la deuxième moitié du XVIIIème siècle ou bien encore les vagues d’immigrés européens mais aussi asiatiques, ils font de l’Australie un pays unique de par sa diversité.
Pendant ces six jours, vous pourrez découvrir la vitalité de la scène australienne, composée d’artistes dont les démarches très différentes semêlent pour exprimer une même quête de leurs racines et un rapport charnel à leur environnement.
G.W. Bot, linogravure
Kim Westcott, pointe sèche
Dean Bowen, eau-forte, sculpture (bronze)
Wilma Tabacco, gouache sur papier
Christopher Croft, eau-forte et technique mixte (crayon et aquarelle)
Dennis Nona, linogravure et eau-forte
Alick Tipoti, linogravure
Ann Thomson, technique mixte sur papier , gravure, sculpture (bois)
Pour voir tous les visuels de ces artistes, cliquez ici
France
Parmi les artistes que Nathalie Béreau présente régulièrement à sa galerie à Chinon (37) mais aussi à Paris dans des lieux choisis et « habités », elle a décidé de présenter pour cette exposition à 4 mains une sélection de 4 artistes. Chacun à sa manière, dans une perspective qui leur est spécifique utilise le dessin comme principal mode d’expression. Pour trois d’entre eux la sculpture est tout aussi présente. Il était intéressant de les réunir et de les confronter dans une réflexion actuelle à propos de la représentation du corps.
Thierry Breton, aquarelle et sculpture (bronze)
Arnaud Franc, dessin technique mixte
Jean-Yves Gosti, dessin technique mixte et sculpture (métal / pierre)
Colette Grandgérard, dessin technique mixte et sculpture (tarlatane)
Maryline Pomian, sculpture (papier cigarette)
Pour en savoir + au sujet de chaque artiste, cliquez ici

mardi 10 février 2009

Affordable Art Fair, Bruxelles

Affordable Art Fair arrive à Bruxelles!

Cet événement déjà couronné de succès à Londres, Bristol, New York, Sydney, Melbourne, Amsterdam, et Paris se déroulera sur le site de Tour & Taxis, du jeudi 12 au dimanche 15 février 2009.

Pendant 4 jours, une sélection de galeries d'art internationales présenteront les œuvres de plus de 300 artistes contemporains à des prix accessibles, variant entre 100 et 5000 €. Dans une ambiance à la fois haut de gamme et conviviale, Affordable Art Fair sera l'occasion unique pour les collectionneurs, amateurs d'art et nouveaux acheteurs d'acquérir des œuvres originales d'artistes reconnus ou émergents.

http://www.affordableartfair.be/

mardi 9 décembre 2008

Terre d'Arnhem : le royaume des écorces peintes (Yirrkala, Maningrida, Elcho Island)

Au Nord de l'Australie, la Terre d'Arnhem qui s'étend entre le golfe de Carpentrie (à l'est) et la rivière Alligator (à l'ouest) occupe une zone de 150 000 km2 au sein de laquelle sept grandes communautés artistiques se sont constituées, très souvent autour d'anciennes missions devenues des centres urbains et administratifs : elles regroupent aujourd'hui plus de 3000 artistes - peintres mais aussi sculpteurs et artisans de toutes sortes - ; il existe une intéressante production de tissage en fibres naturelles : il s'agit - à l'est - des communautés d'Yirrkala, d'Elcho Island et de Ngukkur près de la rivière Roper. Dans la région centrale de la Terre d'Arnhem, ce sont les communautés de Ramingining, de Milingimbi et de Maningrida. Enfin, à l'ouest, Gunbalanya, située aux abords du Parc National de Kakadu.

Tantôt figuratifs (en Terre d'Arnhem occidentale), tantôt abstraits (en terre d'Arnhem orientale), les artistes de la Terre d’Arnhem ont une manière de peindre qui leur est à la fois bien personnelle mais qui se fonde aussi sur tout un ensemble de références culturelles et esthétiques communes à tous :

• le recours au support de l’écorce à la différence des peintres du désert qui utilisent la toile ;

• l’usage de pigments naturels (ocres, kaolin, charbon de bois) et non d’acrylique comme, encore une fois dans le désert ;

• motifs géométriques en croisillons qu’on appelle rarrk en Terre d'Arnhem occidentale, dhulang en Terre d’Arnhem orientale et qui de nature clanique et religieuse servent à sacraliser les représentations qu’ils décorent ;

• attention toute particulière apportée à la notion d’éclat ou « bir'yun » – terme qui désigne à l’origine la lumière du soleil, son miroitement sur les eaux ou son reflet sur les pierres et qui a fini par désigner cette énergie lumineuse que doit produire l’artiste – en particulier en jouant sur les multiples systèmes de hachures du rarrk pour donner une idée de la vie qui anime ses sujets et se communique à l’œuvre elle-même par un effet de contamination magique.

Ainsi regarder une écorce de la Terre d’Arnhem, ce n’est pas seulement voir un bel objet mais c’est aussi se laisser prendre au charme de l’hymne à la vie secrète des choses qu’elle célèbre et sentir la chaleur de l’énergie qui en procède.
voir toutes les oeuvres disponibles sur notre site

lundi 8 décembre 2008

Sam TJAMPITJIN (né vers 1930)


Comme d’autres représentants de la première génération des peintres de Balgo tel Sunfly Tjampitjin (1916-1996), Sam Tjampitjin pratique un art qui rappelle par son minimalisme graphique et la sobriété de sa palette le modèle de Papunya.

On sait en effet que cette communauté servit à l’origine de modèle aux futurs artistes de Balgo à la faveur des relations entretenues entre cette communauté fondatrice de l’art aborigène contemporain et certains initiés de Balgo.

Véritable « melting pot » clanique, Balgo a toujours rassemblé des Aborigènes de cultures mythiques plus ou moins différentes dont sa peinture porte témoignage. Il en est ainsi de cette œuvre vouée à la célébration des Hommes Tingari.

C’est surtout pour les Pintupi, que ces Grands Ancêtres ont une importance religieuse centrale. Au Temps du Rêve, ils parcouraient le désert en caravane avec leurs femmes et des apprentis qu’ils initiaient aux secrets de la création à chacune de leurs étapes.

Les histoires, les lois et les coutumes qui les concernent sont parmi les plus jalousement tenues secrètes et lorsqu’un initié accepte d’en évoquer certain aspects dans une œuvre, il le fait de la manière la plus abstraite et ne livre nulle indication que topographique sur ce qui l’a inspiré.
voir la fiche de l'oeuvre
www.artsdaustralie.com

Dennis Nona


Dennis Nona est reconnu dans le monde comme le plus grand artiste vivant originaire du Détroit de Torres.
Né sur l'île de Badu en 1973, il apprit dans son enfance l'art traditionnel de la sculpture sur bois. Il s'est peu à peu perfectionné dans cette technique, à l’origine de ses linogravures, de ses eaux-fortes et de ses sculptures superbes et complexes, créées depuis le début de sa carrière artistique en 1989.
Dennis Nona est titulaire d'un Diploma of Art du TAFE de Cairns, d'un Diploma of Visual Arts in Printmaking de l'Australian National University de Canberra. Il termine actuellement un Masters in Printmaking à l'Université Griffith de Brisbane.
On peut admirer ses oeuvres dans les principales collections australiennes ainsi que dans plusieurs importantes institutions étrangères : la National Gallery of Australia à Canberra, l'Art Gallery of Queensland à Brisbane, la National Gallery of Victoria à Melbourne, la New South Wales Art Gallery de Sydney, l'Art Gallery of South Australia d’Adélaïde, le Museum of Contemporary Art de Sydney, le Musée des Confluences de Lyon, le Victoria and Albert Museum de Londres,la Tate Modern à Londres, le Cambridge University Museum en Grande-Bretagne et le Museum of American Indian Arts aux Etats-Unis.
Nona est l'un des pionniers dans l'art des linogravures très complexes, propre aux îles du Détroit de Torres. Il sait donner une forme visuelle frappante aux vieux mythes de son île et du Détroit de Torres dans son ensemble, légendes jusque-là transmises par les récits oraux et par les danses.
Son mode de narration est plus graphique. Au lieu de se fonder sur une seule image comme l'art traditionnel des insulaires du Détroit de Torres, il en combine plusieurs, selon la pratique des Aborigènes du continent australien. Il peut ainsi relater une histoire entière dans une seule oeuvre, en réunissant tous les personnages et tous les événements. Pour unifier son oeuvre, il introduit des motifs claniques délicatement tracés, qui rattachent le récit à son lieu d'origine. L'imagerie figurative audacieuse créée par des artistes graveurs comme Nona ont entraîné une renaissance de la culture locale. Elle joue aujourd'hui un rôle central dans le renouveau culturel et les anciens y font référence pour relater les histoires d'autrefois. Ces récits étaient en train de sombrer dans l'oubli et ils allaient être perdus pour les nouvelles générations d'insulaires soumis à la dislocation culturelle souvent imposée par l'impact de la colonisation européenne.
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